Cimetière
de San Michele (Venise) ![]() |
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Le cimetière de San Michele (Venise) La ville de Venise accueillit, au cours de la Grande Guerre, un Centre d'Aviation Maritime français, équipé d'hydravions. Cette escadrille fut durement touché par une catastrophe survenue le 31 octobre 1916, quand, au cours des opérations de chargement des bombes sur un apareil, l'une d'elle se détacha et explosa, provoquant la mort de nombreux marins français et italiens. La plupart des morts français sont enterrés dans le cimetière de la ville de Venise, qui se trouve dans l'île de San Michele, au nord de la ville. L'île est facilement rejoignable par les vaporetti qui assurent la liaison entre les différents quartiers de la Sérenissime. A proximité de l'entrée du cimetière, juste après la partie réservée aux moines, se trouve le carré militaire italien, qui abrite également les tombes de 18 soldats français, ainsi qu'une plaque commémorant l'équipage du sous-marin autrichien U 12, coulé le 8 août 1915 au large des côtes vénitiennes. Les tombes, photogrphiées le 2 novembre 2007, méritent un entretien digne de nom. De plus, un contrôle sur le site Mémoire des Hommes a permis de constater que certains noms étaient mal retranscrits. Voici la liste des tombes : - maréchal des logis Charles AUTISSIER, du 11ème RAL, décédé dans un accident de vol le 12 octobre 1918 - soldat Louis BONDON (?), décédé le 20 février 1919 - quartier-maître - mécanicien François Auguste Pierre CLERC, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, tué le 31 octobre 1916 par l'explosion accidentelle d'une bombe - matelot de 2ème classe - charpentier Jean François Marie CRENN, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, tué le 31 octobre 1916 par l'explosion accidentelle d'une bombe - quartier-maître - mécanicien Charles Victor FAVANT, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, disparu en mer lors du remorquage d'un hydravion et dont le corps fut retrouvé par la suite - matelot de 3ème classe Egide Paul Ulysse FIGOLI, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, tué le 31 octobre 1916 par l'explosion accidentelle d'une bombe - soldat Marcellin FROIDEFOND, 12ème section d'infirmiers militaires, décédé le 25 février 1919 des suites de maladie à l'hôpital militaire de Venise - second maître - mécanicien Jean GALUDEC, décédé le 26 janvier 1917 - enseigne de vaisseau de 1re cl. Emile Ernest HARIAT, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, tué le 31 octobre 1916 par l'explosion accidentelle d'une bombe - matelot de 2ème classe - mécanicien Victor Firmin LABORIE, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, tué le 31 octobre 1916 par l'explosion accidentelle d'une bombe - caporal Gaston LARDEE, du 2ème Génie (Cie 7/2T), décédé le 6 février 1919 des suites de maladie à l'hôpital militaire de Venise - soldat Bachir Ben Belkacem LITIM, du 17ème escadron du train des équipages militaires, décédé le 11 février 1919 des suites de maladie à l'hôpital militaire de Venise - matelot de 3ème classe André Henri LOUVEL, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, tué le 31 octobre 1916 par l'explosion accidentelle d'une bombe - quartier-maître - mécanicien André Edmond MASSIOT, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, décédé le 1er novembre 1916 des suites de l'explosion accidentelle d'une bombe - soldat Jean PAGAN (?), décédé le 10 février 1919 - second maître - mécanicien Maurice POTEL (?), décédé le 19 novembre 1919 - second maître - mécanicien Auguste Charles Ludovic RIVIERE, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, tué le 31 octobre 1916 par l'explosion accidentelle d'une bombe - matelot-tailleur Elie Germain TEISSEYRE, du Centre d'Aviation Maritime de Venise, tué le 31 octobre 1916 par l'explosion accidentelle d'une bombe
L'accident du 31 octobre 1916 fit deux autres victimes françaises, qui ne sont pas enterrées à Venise : le quartier-maître mécanicien Etienne CRUCCIANI (son corps ne fut jamais retrouvé) et le quartier-maître charpentier Mathieu Michel LARRIEU.
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Dans la carré militaire reposent les corps de 18 soldats français (photographie de l'auteur)
Tombe du quartier maître mécanicien Auguste Rivière, une des victimes de l'accident du 31 octobre 1916 (photographie de l'auteur)
Tombe du matelot Jean-François Crenn, une autre victime du même accident (photographie de l'auteur)
Vue de deux tombes. A l'arrière-plan, le monument aux morts italien (photographie de l'auteur)
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